APNEE DU SOMMEIL
Le Syndrome d'apnées/Hypopnée du Sommeil (SAHS)
est une
pathologie du sommeil provoquant des diminutions (on parle
alors d'hypopnée) ou des arrêts du flux respiratoire
(apnée).
Il a été décrit dès 1956 sous le nom de syndrome
de Pickwick
(syndrome obésité-hypoventilation).
Les Causes
Les causes sont diverses mais le plus souvent de
natures
obstructives et associée à une obésité ou à un syndrome
métabolique. On parle alors de Syndrome d'Apnées Obstructives
du Sommeil (SAOS). Elles peuvent être aussi de nature
neurologique, par anomalie du contrôle de la respiration. On
parle de Syndrome d’apnées Centrales du Sommeil (SACS). Si
l'existence d'hypopnée obstructive n'est pas discutée, il n'en
va pas de même des hypopnées centrales.
Les
Conséquences
Les conséquences de ces apnées sont une diminution
du taux
d’oxygène dans le sang et l'apparition d'une somnolence diurne
excessive due à un fractionnement du sommeil par de multiples
microéveils (la plupart du temps invisibles).
L'hypopnée est une forme plus grave de trouble du sommeil dans
la mesure où elle ne provoque pas, généralement, le réveil de
la personne qui se trouve ainsi maintenue durablement en état
d'hypoxie.
La fréquence dans la population est estimée entre
0.5 et 5%
et beaucoup plus dans les pays où les obèses sont plus nombreux
(Le Syndrome d'Apnées Obstructives du Sommeil toucherait
environ 18 millions de nord américains, dont seuls 10% seraient
diagnostiqués ou traités[1]). Ce chiffre s'élèverait à à 45%
chez les personnes souffrant d'hypertension artérielle.
Ce n'est que depuis 1981 qu'il existe un
traitement
efficace, la ventilation en Pression Positive Continue
(PPC).
Définition du
syndrome
SAOS
Le syndrome SAOS est défini par la survenue durant
le
sommeil d’épisodes anormalement fréquents d’obstruction
complète ou partielle des voies aériennes supérieures,
responsables d’interruptions (apnées) ou de réductions
significatives (hypopnées) de la ventilation, et associés à des
manifestations cliniques le plus souvent dominées par une
somnolence diurne excessive avec parfois des endormissements
incoercibles.
Les autres symptômes principaux sont le
ronflement, la
somnolence et les céphalées matinales, et la constatation
d’apnées au cours du sommeil par l’entourage.
Le diagnostic est posé sur un nombre excessif
d’évènements
(apnées et hypopnées) constaté au cours d’un enregistrement
polysomnographique.
Définition des
évènements
respiratoires
L'apnée est définie par une interruption du débit
aérien de
plus de 10 secondes.
Il n'existe aucun consensus de définition pour
l'hypopnée.
Cette dernière est souvent associé, en polysomnographie, à des
phases de désaturations en oxygène (diminution de 3-4 % de la
saturation, voire plus pour les cas les plus graves), ces
événements s'accompagnant d'un allègement du sommeil
responsable de somnolence excessive.
La mesure des efforts respiratoires permet de
qualifier les
apnées en séparant les apnées obstructives (avec efforts
respiratoires), les centrales (sans effort) ou les mixtes.
Il n'existe pas de consensus de définition du
seuil
pathologique où l'on parle de ronflements : 45 à 60 dB
(conversation courante) sans standardisation de la mesure. Les
analyses acoustiques ne présentent pas d'intérêt.
Les micro-réveils sont induits par l’augmentation
de
l’effort respiratoire (et pas par la diminution de la
saturation en O2). Il n'existe pas de consensus sur la durée
les définissants, le seuil le plus courant étant de >
3sec.
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